C’est une toute petite façade, au 122 de la Rue du Gros Horloge. A peine passée la porte, on se retrouve dans un univers particulier : le restaurant est tout en longueur, les poutres du plafond sont apparentes, et la décoration est faite de vieux livres aux couvertures argentées. La place est chère, il n’y a que très peu de couverts. Alors on se tasse un peu. Et on découvre la carte. Il n’y a que peu de choix : trois entrées, trois plats, trois desserts. Mais pour 12,5€ la formule entrée+plat+dessert, on ne va pas se plaindre. Surtout que les plats proposés sont variés.
En entrée, on a pris un nid de foie-gras. Avec une tranche de magret de canard et un lit de salade, le repas a bien débuté. En plat, on a choisi les Saint-Jacques, servies avec des pommes de terre, des pois gourmands et des champignons de Paris. On n’en avait pas assez dans l’assiette, certes. Mais le tout avait beaucoup de goût, ce qui nous fait oublier ce léger désagrément. Pressés par le temps, nous n’avons pas eu le temps de goûter au clafoutis aux cerises proposé sur la carte des desserts. Malheureusement.
Il vaut tout de même mieux être seul ou à deux : à cinq, on a changé deux fois de tables avant d’être installé confortablement car les tables accueillant plus d’un binôme sont chères. Mais pour ce prix-la, profiter d’un foie gras et de saing-jacques, avec un service agréable et une décoration originale, on n’hésitera pas à y retourner pour déjeuner.
La première édition du goûter de Noël du service pédiatrie du CHU s’est déroulé mardi 20 décembre, à 16h. ”On veut offrir un moment convivial à ces enfants, qui sont face à la maladie pendant la période de Noël”, explique une des organisatrices de l’événement.
Vers 16h15, la quarantaine d’enfants fait irruption dans le couloir. Les premiers rivalisent d’excitation : “Non, c’est pas possible” s’exclame un des enfants en découvrant les tables bien garnies des restaurateurs. “Les fruits, ils sont faux ?”, demande un autre. Ils s’aventurent dans la salle, et vont s’asseoir sur les chaises prévues pour le spectacle des clowns, non sans tenter de s’approcher des plats. Les trois clowns entrent en chantant, et commencent à raconter des histoires. Les plus grands, qui ont 16 ans, ne sont pas très enthousiastes. Mais les plus petits, âgés seulement de 2 ans, sont ravis de ce spectacle très coloré et répondent aux sollicitations des artistes. Le spectacle se déroule, mais la réalité refait finalement interruption : au bout d’une demi-heure, certains enfants doivent goûter pour retourner dans le service de pédiatrie. Les clowns sont stoppés sur leur lancée, et invitent les enfants à profiter des gâteaux et autres sucreries. Tous se jettent sur les tables, et goûtent de tout.
Quelques minutes plus tard, un des enfants hospitalisés avoue : “j’ai trop mangé mais j’ai encore envie d’en profiter car je n’ai pas souvent une occasion comme ça”. Pour finalement aller profiter de la distribution de cadeaux, dans des sacs plastique pour ceux qui en ont eu trop. Et pour ceux que ne peuvent pas venir chercher eux-même leurs cadeaux, les clowns se chargent de la distribution.
Du côté des adultes, on semble content. Pour les organisateurs, “pari réussi, les enfants semblent ravis”. Et pour le personnel de l’hôpital, c’est aussi une bonne chose : “ce n’est pas facile d’être hospitalisés quand on est enfant, surtout pendant les fêtes où certains sont encore la. Alors ça leur offre un moment de plaisir, ils ont l’air heureux. Ca leur permet aussi de découvrir des saveurs qu’ils n’ont pas l’occasion de voir chez eux”.
Les club des Toques Rouen Vallée de Seine, le CHU, les Docks 76 et l’entreprise Métro se sont associés pour proposer aux enfants hospitalisés pendant les fêtes de fin d’années un gouter festif. Ferrero participe aussi avec des paquets de Schokobon, distribués aux enfants.Recommencer l’année prochaine ? Le club des Toques y réfléchit.
La souris déglinguée, c’est le nom d’un recueil de 30 nouvelles. 30 auteurs qui choisissent une chanson du groupe “la souris déglinguée”, puis s’en inspirent pour écrire une histoire. Max Obione, écrivain et éditeur rouennais, en parle avec sa verve coutuière. Toujours pas de cadeau de Noël ? En voilà un.
La SNCF vient de donner ses avis sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie, relate Drakkar Online. Un ligne dont l’intérêt principal serait d’aller de Paris à Mantes-la-Jolie !
Léon. C’est à ce nom que répond le bourdon de Bonsecours. Installé face au monument Jeanne d’Arc, il a été coulé en 1892 dans les fonderies de Douai. Restauré fin 2007, il résonne à nouveau.
Et parce qu’il n’y a pas que les cloches qui donnent l’heure, disons-le, il y a dans cette vidéo un indice qui permet de gagner une montre.
Dès 14h, ce 20 décembre 2011, le collectif HSH tient une boutique éphémère. Sitée au 13, rue de l’école, la boutique restera en place jusqu’au 24 décembre, midi. L’an dernier, la Mairie de Rouen leur avait prêté un chalet pour le marché de Noël, une expérience qui leur avait beaucoup plu. Cette année, les 11 membres du collectif ont voulu retenter l’expérience. C’est chose faite, dans les locaux de l’atelier de Tini-Tran. “C’est un atelier d’arts plastiques, on a trouvé ça amusant de nous installer ici pour quelques jours sans rien toucher. Ca ressemble a nos ateliers qui sont à Darnétal”, explique Lison, qui fait partie de HSH. Pendant ces 5 jours, les artistes vendront leur oeuvres : sérigraphies et dessins originaux, fanzines, le DVD de Nicolas Diologent, mais aussi leurs nouvelles éditions.
Quand on est arrivé sur les lieux, peu de choses étaient en place. “Tous les artistes passeront à la boutique, on veut que ce soit un moment d’échange, de convivialité. On va installer les choses progressivement, peut-être même quand les gens seront là. Puis, si il fait beau, on va investir la rue, en dessinant sur les murs à la craie”. Jeudi soir, ils proposent une soirée, autour d’une soupe, dans la boutique. En construisant les présentoirs en Lego de leurs livres, auto-édités, elle insiste : ”Il ne faut pas forcément venir pour acheter, mais aussi pour regarder, discuter, écouter de la musique. On veut vraiment être dans un échange”. Elle réfléchissait même à accrocher des cartons sur les murs pour faire participer les visiteurs à la décoration de lieux. Un façon de faire qui correspond à leur conception de l’art : rester accessible.
Le Collectif HSH est né d’un groupe de copains au lycée, il y a une dizaine d’années. Passionnés par le dessin mural, ils se sont intéressés à d’autres domaines et travaillent aujourd’hui sur la musique, la vidéo, et sur l’auto-édition. Ils ont récemment participés à Rouen Impressionnée, et étaient exposés dans le Hall de l’Hôtel de Région. Tous les ans, ils organisent le Festival “8” (films d’animations, 8 films, 8 réalisateurs). Leur atelier est à Cap Darnétal.
Les salariés de Petroplus invitent les candidats à la présidentielle à se pencher sur leur sort. Nicolas Dupont-Aignan vient d’y passer, après Philippe Poutou (NPA). Une partie de leurs emplois sont menacés par un plan de restructuration.
La MACSF (mutuelle d’assurance du corps de santé français) annonce l’implantation d’une résidence étudiante à Rouen. Près du CHU, elle sera destinée aux étudiants des professions de santé. Déménagement obligatoire en cas de changement de cursus ?
Le gratuit 20 minutes a réalisé un classement des publics de France. A la question de savoir dans quelle ville les artistes préféraient se produire, Rouen se place 7ème. Pas étonnant, quand on sait que l’expression “aller à Rouen” signifie se faire siffler dans les jargon des comédiens.
Un film des archives de l’AFPA, en partie filmé à Rouen. Diffusé lors des “actualités” des cinémas, ce film devait susciter des vocations de stagiaire dans le bâtiment.
Alcool et conduite ne font pas bon ménage. Imaginons une situation qui risque d’arriver : le soir du réveillon, vous avez fait la fête. Vous voulez rentrer, mais vous avez trop bu, et vous n’êtes pas en état de reprendre le volant : c’est dangereux, vous risqueriez d’avoir un accident, ou d’en provoquer un. Heureusement, tout est prévu : le 31 décembre, la mairie de Rouen accueille les Dragons. Pas les hockeyeurs, qui seraient un peu à l’étroit sur la patinoire faisant face à l’hôtel de Ville, mais les bénévoles de l’association “les dragons vous ramènent”.
Toute la nuit, un service de raccompagnement à domicile dans l’agglomération sera mis en oeuvre pour les fêtards, “gratuitement, même si un don est bienvenue” explique Guy Fournier, le président de l’association, accompagné de Caroline Dutarte, adjointe aux solidarités. Les locaux de l’hôtel de ville tombent à pic, car la soirée de la Saint-Sylvestre est “le temps fort de l’année”. Après avoir été formés au raccompagnement, les bénévoles se rassemblent autour d’un buffet, avant d’entamer la nuit. “C’est aussi l’occasion pour ceux qui n’ont rien prévu ce soir-la de passer une bonne soirée. Notre but est davantage de solidarité, et notre travail est reconnu par la mairie” insiste Guy Fournier. L’hotel de ville servira de centre opérationnel : les appels seront réceptionnés, et les accompagnateurs partiront une fois la requête enregistrée. Car les locaux habituels de l’association, prêtés par la mairie, ne seraient pas assez grands. “Il y a une vraie demande : l’an dernier, nous étions 93 bénévoles, et avons effectués 148 voyages entre 23h45 et 7h50 pour le dernier” annonce Jean-Christophe Pereira, le directeur de l’association. “Entre minuit et 8h, ça n’arrête pas, nous n’avons aucun répit”. Cette année, 30 voitures, fournies par leurs partenaires, seront déployées, pour encore davantage d’interventions, espèrent-ils.
Pour se faire raccompagner dans un rayon de 20km autour de Rouen, il suffit de téléphoner au 02 35 15 12 07, de 22h à 8h, la nuit du 31 décembre.
Pour la nuit du 31 décembre, les dragons cherchent toujours des bénévoles. Pour participer ou avoir des renseignements, contactez Jean Christophe Pereira au 02 35 15 12 07 ou à contact@lesdragonsvousramenent.com .
Les dragons vous ramènent est une association née en 2003, en lien avec le club de hockey rouennais. Toute l’année, les vendredis et samedis soir, de 20h à 5h, une vingtaine de bénévoles est présent pour répondre aux appels et raccompagner les conducteurs. Même si au début, les bénévoles se souviennent avoir eu des moments de creux au cours de la nuit, aujourd’hui ce n’est plus le cas. L’association a le soutien de nombreux partenaires, tels que les collectivités locales, la préfecture, Renault, la Matmut, etc. L’association effectue aussi des interventions en milieu scolaire, sur les dangers de l’alcoolémie au volant. Aidés d’accessoires tels que les lunettes simulant l’ébriété, le simulateur de conduite sous alcool. Pour Jean Christophe Fereira, qui participe aux formations, “ca marche très bien, les jeunes sont très attentifs à notre discours”.
Les 5 liens, c’est addictif. Un peu comme Grand Rouen, en fait.
Les surveillants de la maison d’arrêt Bonne-Nouvelles bloquent l’établissement depuis ce matin. Ils protestent contre la décision de démolir un mirador, entrainant des suppressions d’emplois.
Rien à voir avec le fait que Rouen soit 35ème dans le classement des villes sous-vidéosurveillance. Owni a fait une étude sur 60 villes françaises, voici ses résultats.
La fin d’année approche, c’est l’heure des classements en tous genres. Selon Challenge, Rouen Business School est classée 7ème parmi les écoles de commerce françaises. Avec pour commentaire : “bonne en tout, mais ne se distingue pas assez”.
C’est l’autre visage de la Grand’Mare, moins ancré dans les mémoires que les Lods. Rue Couperin, des immeubles datant des années 1960 ont été totalement réhabilités, extérieur comme intérieur, et isolés. Au total, ce sont 287 logements qui sont aujourd’hui refaits à neuf, pour un coût total de 16 millions d’euros. Ils ont été inaugurés aujourd’hui, en présence de Valérie Fourneyron, député-maire de Rouen, Alain Le Vern, sénateur-président de la région Haute-Normandie, une représentante de l’Etat, Xavier Le Coutour, président de la Plaine Normande et Hervé Robin, directeur général de la Plaine Normande.
Les logements sont en cours de commercialisation. La location est de 560 € pour un trois pièces de 66 mètres carrés, et de 660 € pour un 4 pièces de 81 mètres carrés.
Matthieu est stagiaire à Grand-Rouen depuis quelques semaines. Mardi 13 décembre, il est allé assister au procès qui se déroule à la Cour d’Assise. Une affaire difficile, chargée d’affect. Un stage en journalisme, c’est aussi cela. Matthieu est resté deux heures dans la salle d’audience. C’était la première fois qu’il assistait à un procès de ce type. Il livre ici ses impressions.
J’ai assisté au procès d’assise de Constance et de Charles. Un procès dont tout le monde parle ces jours-ci. Je suis rentré dans le Palais de Justice par la Cour d’Honneur, après avoir été fouillé par des agents de sécurité. J’arrive dans la salle des Pas perdus. La salle est ancienne, immense et très haute de plafond. Je me sens tout petit. Impressionné, même. Au fond, la foule se presse face à une porte. Je devine que le procès se déroule là. La salle d’audience est pleine, une vingtaine de personne est même restée dehors alors que la Cour fait son entrée. La tension est palpable, “nous aussi on aimerait rentrer. On est des amis de Camille, on voudrait comprendre ce qui s’est passé. On en a besoin” lance un jeune homme présent avec tout un groupe. “Les murs ne sont pas extensibles” lui répond l’huissier avant de refermer la porte. Moi, j’ai réussi à passer.
Finalement, me voilà assis au deuxième rang de la salle. Il ne reste que peu de places libres, sur la centaine disponible. Je suis aux premières loges, pour ainsi dire. Je peux tout voir distinctement : les visages impassibles des suspects prostrés sur eux-même, les avocats imperturbables qui écoutent les débats en étudiant leurs dossiers, les jurés totalement absorbés par l’importance de leur tâche. Et les objets du procès, disposés dans des scellés en carton sur une table, face à la présidente. Le marteau de bijoutier, qui a servi aux faits, est sorti de son emballage par l’huissier. Après avoir enfilé des gants en plastique, il le présente à tous les jurés.
Là aussi, la salle est impressionnante, un sentiment renforcé par le silence observé par l’audience. Seule perce la voix de la présidente de la Cour. Elle pose ses questions aux experts et aux témoins qui défilent. Victimes et accusés se font face. Les jurés sont disposés en demi-cercle autour de la présidente. On sent bien qu’il y a deux zones distinctes dans la salle : d’un côté la justice qui fait son travail, de l’autre le public qui assiste aux débats sans mots dire. Nous sommes abreuvés de détails macabres, énoncés froidement, sans aucun tabou. Tout est dit, rien n’est passé sous silence. Toutes les questions sont posées, sans sourciller. Chacun encaisse comme il peut. Les faits dépassent l’entendement, mais il faut bien établir les responsabilités de chacun.
Tout se passe dans le respect des personnes interrogées. «Je ne vous pose pas cette question pour vous accabler, je comprend votre douleur», ne cessent de répéter les avocats face à la mère de l’auteur présumée du meurtre. Ce qui n’empêche pas les avocats des accusés et de la défense de s’affronter sur les pièces du dossier. Le procès suit son cours, j’abdique au bout de deux heures, face à la quantité d’éléments à retenir. Je finis par sortir, un peu ébranlé.