Mont-Saint-Aignan, naissance d’une ville
Initialement publié sur Grand-Rouen.
Mont Saint Aignan telle que nous la connaissons aujourd’hui est née en 1819, issue de la fusion du Mont-aux-Malades et de Saint-Aignan.
L’histoire du Mont-aux-Malades débute au début du XIIème siècle, autour d’un prieuré destiné à soigner les lépreux d’une vingtaine de paroisses de Rouen. Au même moment, une autre paroisse nait à Saint-Aignan. Essentiellement agricoles, les deux communes se développent progressivement pour finir par fusionner le 20 janvier 1819, par ordonnance royale. Dès lors, la commune ne cesse de s’agrandir pour passer de moins de 3000 habitants en 1870 à 7 358 habitants en 1954 et à 20 502 habitants lors du recensement de 2008.
Cet important développement est du à la volonté d’intégration à l’intercommunalité Rouennaise qui a poussé la commune à se doter de nombreux équipements dès 1958 : la construction de l’Université, de nombreux logements collectifs sur le plateau, puis des équipements inhérents à la vie en société : écoles, centres sportifs, centres de loisirs, etc.
Cette histoire, particulière, se remarque dans son architecture hétéroclite et dans sa construction : des belles demeures du bas de la Ville, destinées à la villégiature dominicale des Rouennais, on passe aux anciens corps de ferme sur le plateaux, alimentant en lait les maternités alentours et tissant du coton, en passant par l’ancien Prieuré qui abrite aujourd’hui le Centre Hospitalier du Belvédère. Et enfin aux constructions modernes de l’après-guerre, qui ont véritablement lancé sa croissance démographique.
Cette singularité, c’est ce que ce livre, «Mont-Saint-Aignan, naissance d’une ville», s’attache à montrer, à travers les commentaires pertinents de Patrice Macqueron et de Claude Boudin, le tout agrémenté de nombreuses photographies.
Mont-Saint-Aignan, naissance d’une ville
Patrice Macqueron et Claude Boudin
Editions des falaises
24,50 €
