L’emploi du temps de Mariette, interne en chirurgie
Initialement publié sur Grand-Rouen.
A 28 ans, Mariette Renaud-Petel est interne en chirurgie infantile viscérale au CHU de Rouen. Et chaque matin, elle ignore de quoi la journée sera faite, quelle histoire invraisemblable elle traitera. La seule chose sûre, c’est que certaines périodes de l’année sont plus chargées que d’autres, mais c’est tout.
6h15 : Le réveil sonne, direction la douche et le petit-déjeuner.
7h : La baby-sitter arrive pour ses 3 enfants. Il est alors temps de partir pour l’hôpital, «à pied», une demi-heure pour se dégourdir.
7h30 : Arrivée au service de chirurgie infantile, il faut maintenant étudier tous les dossiers, afin de préparer les visites.
8h : Les visites commencent, chacun de la petite quinzaine de patients est vu individuellement.
8h25 : Après avoir fait le point lors des visites, «il faut courir pour planifier les examens de la journée». Car une fois au bloc, plus question d’être dérangée.
8h30 : Le bloc ouvre, tous les patients ont été examinés, les examens prévus, «c’est la course», avoue-t-elle. Dès lors, «tout change selon mon affectation, au bloc ou aux consultations». Au bloc, la journée est continue, pas de sortie et repas pris sur place «entre deux patients», «jusqu’à 17h où on fait le tour des patients opérés plus tôt dans la jounée avant d’aller voir les autres». En revanche, les journées de consultations sont bien différentes.
Lors des consultations, «nous [les internes] nous occupons du suivi des patients opérés dans le service, et assurons les urgences quand notre avis est demandé».
13h : Fin des consultations de la matinée, il est l’heure de déjeuner.
14h30 La contre-visite commence. «Les résultats des examens demandés le matin sont arrivés, nous les contrôlons, faisons sortir les patients qui le peuvent, demandons des examens complémentaires si nécessaire, tout en gérant les demandes du bloc et les avis des urgences pédiatrique»
18h La garde commence, et les autres internes peuvent partir si il n’y a plus de patients. Etre de garde suppose rester toute la nuit, être d’astreinte signifie aider le bloc opératoire jusqu’à ce que tous les patients de la journée y soient passés. «En tant qu’interne, j’ai en moyenne une garde et une astreinte par semaine. Et 1 week-end sur 3, j’enchaîne garde-astreinte-garde ou astreinte-garde-astreinte, ce qui signifie parfois travailler plusieurs dizaines d’heures à la suite.»
18h30 «J’arrive chez moi, les enfants sont à la maison avec la baby-sitter». S’ensuit alors leur bain, le repas, puis la petite histoire qui permet de les endormir. «Je peux alors préparer leurs habits du lendemain», afin que tout soit prêt pour une nouvelle journée.
23h Il est temps d’aller dormir.
